Archives pour la catégorie Non classé

Le jute, une fibre naturelle

Qu’est-ce que le jute ?

Le jute

Le jute

Le jute est une fibre naturelle 100% bio-dégradable. Il vient en deuxième position, après le coton, en termes de volume de production et d’utilisations. Le jute est totalement durable, il est estimé qu’il y a assez de jute sur la Terre pour donner à chacun dans le monde deux espadrilles par an !

Le jute est très polyvalent: les fibres sont utilisées pour fabriquer des espadrilles, des sacs, des tissus, l’extérieur comme bois de chauffage et les feuilles pour l’alimentation. On l’extrait de la tige (écorce) de plusieurs espèces de plantes communément connues sous le nom de jute : corchorus, hibiscus et urena en particulier. La plante mesure 3 à 4 mètres de haut et met 4 à 6 mois à pousser. C’est une fibre libérienne. La culture varie beaucoup en fonction du climat et du terrain qu’en fonction des espèces.

Après la récolte, le jute passe entre les mains de multiples intermédiaires. Il est classé suivant la couleur, la longueur, la finesse. C’est sous forme de balles pressées qu’il est expédié vers les ports européens.

La culture du jute

Le corchorus ou jute du Bengale est le plus utilisé. Il pousse presque exclusivement dans le delta du Gange et du Brahmapoutre, zone actuellement partagée entre l’Inde (Bengale, Assam) et le Bangladesh (province orientale du Pakistan qui s’est proclamée république indépendante le 26 mars 1971).

Il a besoin d’un climat chaud et humide, d’un sol alluvionnaire et d’une main-d’œuvre abondante. Cultivé sur de minuscules parcelles par près d’un millions de paysans, c’est une richesse essentielle de cette contrée.

Semé avant la mousson d’hiver, le jute atteint en quelques mois une hauteur de 3 à 4 mètres. On le récolte suivant les régions de Juin à Septembre.

Aussitôt après la moisson, les tiges coupées au ras du sol sont mises en bottes. Elles sont immergées dans les rivières ou les mares durant 3 ou 4 semaines : c’est le roulage qui permet de séparer la fibre des autres tissus de la plante. Les fibres ainsi obtenues sont soigneusement rincées, séchées en plein air et triées. Elles sont mises en balles très fortement pressées.

La transformation du jute en fil

Bobine de fil de jute

Bobine de fil de jute

C’est donc sous forme de balles pressées que le jute arrive dans les entreprises de filatures, et qu’il est entreposé avant d’être mis sur les machines. Les filatures se trouvent principalement en Thaïlande, au Bangladesh, en Inde et en Espagne. Des filatures ont existé en France mais ont disparu progressivement : au Pays Basque la filature Béguerie a fermé en 1975 et celle de la Somme et du Nord dans les années 80. Aujourd’hui plus rien n’est filé en Europe mise à part en Espagne.

Dans la filature, le jute subit différentes opérations pour être transformé en fil :

  1. Ouverture du jute : les plaques fortement pressées sont dures, l’ouverture à la machine ou en frappant les torches au sol redonne à la fibre une partie de sa souplesse initiale.
  2. Etalage – Ensimage : les torches de jute départagées en poignées de poids à peu près constant sont étalées sur un tablier roulant qui alimente l’ « étaleuse ». Cette machine, par un peinage grossier, produit le premier ruban continu de fibres. Le travail des peignes est complété par la projection sur ce ruban d’une émulsion d’huile dans l’eau, appelé ensimage. L’ensimage a pour but d’humidifier les fibres et de permettre un meilleur glissement des fibres les unes sur les autres.
  3. Cardage : le ruban obtenu à l’étaleuse repose entre 24 et 48 heures afin de laisser le jute s’échauffer sous l’action de l’ensimage. La juxtaposition de plusieurs rouleaux sert à l’alimentation de la « carde », la première brisant les fibres afin d’obtenir des fibres de longueur régulière, la deuxième affinant le travail de la première en donnant un ruban homogène.
  4. Etirage : ce ruban a besoin d’être encore travaillé avant d’arriver au métier à filer. Le rôle des passages sur les bancs d’étirage est de parfaire la parallélisation des fibres et la régularité du ruban par une série de doublages et d’étirages.
  5. Filage : les métiers à filer effectuent directement cette opération à partir d’un ruban plissé contenu dans des pots. Le changement de bobine est automatique. La torsion donnée sur le métier à filer conjuguée avec la grosseur du petit ruban donnera un fil que l’on référencera suivant la qualité du jute et le nombre de mètres au kilo : c’est le numéro métrique. Exemple : Nm 0.8 = 800 mètres / kilogrammes ; Nm 1 = 1000 mètres / kilogrammes ; Nm 0.5 = 500 mètres / kilogrammes. On pratique également un essai de traction qui permet de déterminer la charge de rupture du fil.
  6. Finition : le fil obtenu sur bobines est mis sous forme de rolls de 5 kg environ.

Composition de l’espadrille : jute, caoutchouc et coton

Trois matières naturelles entrent dans la composition de l’espadrille :

  • Le jute pour la confection des semelles, sous forme de tresses.
  • Le caoutchouc qui, vulcanisé ou collé, renforce la semelle.
  • Le coton avec lequel sont tissées les toiles qui servent au montage de l’empeigne (ensemble des deux parties de toile coton : le talon et le dessus du pied).

 

Composition de l'espadrille : jute, caoutchouc et coton

Composition de l'espadrille : jute, caoutchouc et coton

 

Vous découvrirez dans de prochains articles une description des différents éléments composant une espadrille.

 

20minutes fait l’éloge de l’espadrille française

Hier en lisant le 20minutes, je suis tombé sur un article intéressant : L’espadrille française veut résister à l’invasion asiatique.

Cet article est tout à fait dans la philosophie du blog d’Espaldea. Il nous fait prendre conscience que sur les 5 ou 6 millions de paires vendues sur le marché français, 80% proviennent malheureusement d’Asie alors que cette chaussure est née en France.

Mauléon produit aujourd’hui 15% de la production française. Ce chiffre n’est pas si mauvais sachant que dans les années 80 des délocalisations massives ont failli tuer les fabrications locales. Mais avec le changement de mentalité actuel, la volonté de consommer durable, le ras-le-bol du « made in China », on peut espérer que ce pourcentage augmente dans les années futures.

L’espadrille en fête à Saint-Laurent-de-Cerdans

La fête de l'espadrille à Saint Laurent de Cerdans

La fête de l'espadrille à Saint Laurent de Cerdans

Le 31 juillet, c’est la fête de l’espadrille à Saint-Laurent-de-Cerdans dans les Pyrénées-Orientales. Si vous êtes dans le coin, je vous encourage vivement à y aller. Pour sa troisième édition, vous pourrez découvrir les usines de Création Catalane. Cette entreprise gérée par Céline et Cécile veut relancer la fabrication des espadrilles catalanes, les « vigatanes » et faire perdurer un savoir-faire ancestral. Evidemment c’est le genre d’initiative que nous adorons chez Espaldea !

Vous trouverez également une grande braderie organisée par les Toiles du Soleil. Si vous aimez les belles toiles aux motifs et aux coloris typiques, vous devriez trouver votre bonheur.

Retrouvons-nous donc le dimanche 31 juillet à partir de 9h et toute la journée à la Place Gabriel Péri de Saint-Laurent-de-Cerdans.

Bonjour tout le monde !

Bienvenue sur le blog d’Espaldea.

Je m’appelle Christophe Aran. L’année dernière, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure du e-commerce en ouvrant la boutique en ligne Espaldea.com. Je voulais en effet mettre en avant une chaussure que j’affectionne : l’espadrille.

Aujourd’hui, en ouvrant ce blog, je souhaite devenir un porte-parole de cette chaussure mythique. Décriée pendant de longues années, elle commence à retrouver ses lettres de noblesse.