La fabrication de la tresse

Une autre étape dans la fabrication de l’espadrille : la fabrication de la tresse à partir du jute qui servira à concevoir la semelle. Pour cela, les bobines de jute sont expédiées soit vers les usines de tresses, soit vers les tresseries intégrées aux usines de production du produit fini.

La tresse est la composante de plusieurs fils tressés ensemble. Le nombre de ces fils, leur grosseur, le nombre de chevrons au mètre, déterminent les diverses sortes de tresse.

La fabrication de la tresse s’effectue sur métiers traditionnels comportant des fuseaux (ailettes) qui supportent des bobines de fils (appelés fils de couverture, en général on utilise du Nm 0.8) qui s’enroulent autour de fils montant verticalement (appelés fils d’âmes du Nm 0.5). Cet ensemble est tiré par une poulie (hérisson) plus ou moins grosse qui, suivant son diamètre, détermine le nombre de chevrons au mètre (mailles au mètre). Cette tresse s’enroule sur un touret. Les couronnes ainsi faites sont mises en balles puis pesées avant d’être expédiées.

Des métiers à tresses, modernes, ont remplacé actuellement les traditionnels (dérivés des métiers hérissel qui servaient à confectionner des lacets). Le principe de fabrication est le même. Ces métiers sont rotatifs, ils produisent trois fois plus qu’un traditionnel; le poste et la sécurité de travail sont améliorés.

Deux références de tresses sont couramment utilisées :

  • La tresse 10 fils : c’est une tresse courante employée pour la confection de semelles pour espadrilles de fabrication mécanique.
  • La tresse 15 fils : c’est une tresse plus épaisse utilisée pour la fabrication des espadrilles « cousu main ».
La fabrication de la tresse à partir du jute

La fabrication de la tresse à partir du jute

La nature des fils d’âme et de couverture peut varier en fonction des caractéristiques désirées.

On est loin aujourd’hui de la fabrication de la tresse à la main. Autrefois, les premières machines produisaient 0.5 mètre de tresse à la minute, aujourd’hui les nouvelles machines, dotées de capteurs électriques qui signalent la moindre défaillance technique, et de variateurs de vitesse électroniques, assurent une production de 7 mètres à la minute.

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