L’espadrille homme à la ville

J’aimerais partager aujourd’hui un bel article publié par Sodandy sur l’espadrille homme. En effet, l’été est fini, les gens ont repris le travail, les vacances sont terminées, l’automne arrive… Et pourtant nous pouvons continuer à porter l’espadrille en ville. C’est même très tendance dans la mode homme actuellement. Et oui l’espadrille ne se cantonne plus uniquement à la plage.

Street Style d'un piéton

Alors n’hésitez pas à aller découvrir la manière de porter l’espadrille en ville sur le blog de Sodandy.

Edition 2011 des Golden Blog Awards

Amis blogueuses et blogueurs, je voulais vous faire part de la tenue des Golden Blog Awards pour la deuxième année consécutive. Si vous avez un blog, n’hésitez pas à candidater. Le cinéma a ses Césars, la musique ses Victoires, le théâtre ses Molières et désormais, les blogs ont les Golden Blog Awards…

Espaldea est candidat dans la catégorie mode. L’année dernière, c’est la désormais bien connue Pauline qui a gagné.

Golden Blog Awards 2011

La longue histoire de l’espadrille

L'histoire de l'espadrille

Début du XIIIème siècle : le roi d’Aragon vient au secours des Cathares occitans dans la croisade des Albigeois ; ses fantassins sont chaussés d’espadrilles, comme déjà leurs ancêtres des siècles précédents.

Début du XIXème siècle : quelques siècles plus tard, aux pieds des paysans pyrénéens toujours les mêmes « chaussures » fabriquées à la maison ou chez un artisan du village, au fur et à mesure des besoins. La tradition s’est gardée sans interruption, apparemment rien n’a changé. Pourtant l’Europe évolue et la France est en train de changer. La Révolution industrielle a commencé : puits de mine et usines surgissent dans le Nord de l’Europe, provoquant la naissance de tout un monde d’ouvriers.

L’histoire alors s’accélère : à Mauléon, une ancienne famille d’épiciers du nom de Béguerie se lance dans la vente d’espadrilles en grandes quantités (ce sont d’excellentes chaussures de travail, souples et peu coûteuses) et collecte les paquets d’espadrilles faites à la main à domicile. Mais le Nord industriel demande de plus en plus d’articles chaussants : les campagnes souletines n’y suffisent pas.

Fin du XIXème siècle : Mauléon, avec cinquante ans de décalage s’industrialise à son tour ; on fabriquera désormais les espadrilles en usine, en ville, avec l’aide toujours plus importante des machines, elles-mêmes toujours plus performantes. Mauléon grandit, s’enrichit d’une bourgeoisie aisée et d’un monde ouvrier où Basques et Espagnols mêlent leurs vies et leurs misères. D’article de travail, l’espadrille devient rapidement article de loisirs, article international.

Années 80 : Mauléon souffre de la crise des industries traditionnelles ; chômage et départs expliquent sa torpeur. Dans les industries de l’espadrille, il ne reste qu’une seule entreprise d’importance : Etchandy. Mais un homme d’affaires américain astucieux à réussi à photographier le président Reagan, espadrilles Etchandy de cuir aux pieds ; l’espadrille souletine n’a pas encore fait son dernier pas !

Années 2000 : Après plus de 30 ans de crise, l’espadrille effectue un retour en grâce. Les mentalités changent : les gens veulent consommer local, durable et écolo. Le « made in China » et le tout « plastique » ne font plus recette. L’espadrille, chaussure 100% naturelle et fabriquée en Europe, profite de cette tendance.

Voici, évoquée en quelques lignes, l’histoire de l’espadrille : elle a marqué et marque toujours la destinée de Mauléon, et l’économie de la chaussure en France et en Espagne. Chaque famille se souvient d’avoir vécu de l’espadrille, et avant que les derniers témoins de « l’âge héroïque » disparaissent, nous voulons chez Espaldea, à travers ce blog, partager la fierté de posséder un patrimoine industriel et social tout à fait original.

Castañer la référence absolue de l’espadrille

Le logo Castaner

Nous sommes heureux d’annoncer l’arrivée des espadrilles Castañer chez Espaldea. Déjà l’année dernière nous proposions le haut de gamme de l’espadrille avec les compensées Toni Pons ou Soka. Mais il nous manquait la prestigieuse marque catalane Castaner.

Des matériaux naturels, cousus artisanalement dans les règles de l’art avec une finition impeccable. Castaner a directement converti les simples et populaires espadrilles en une sandale chic et sophistiquée, qui tout en étant confortable, se trouve dans les vitrines au milieu des marques les plus prestigieuses.

Castaner est une marque mythique qui a su s’imposer au fil des années parmi les plus grands noms, la marque continue chaque année à nous proposer des modèles créés conjointement avec les plus célèbres designers de mode comme Jean-Paul Gaultier ou Hermès.

Les espadrilles Castaner seront disponibles à l’achat sur notre boutique début 2012.

Espaldea sélectionné pour représenter le Web français !

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’Espaldea a été sélectionné aujourd’hui pour intégrer le Social Nextwork (www.social-nextwork.fr), le premier réseau social d’entrepreneurs du net, initié par Renaissance Numérique, think tank indépendant qui oeuvre en faveur du développement d’Internet en France.

L’impact d’Internet sur l’économie française…

Internet en France a généré en 2010 3,7% du PIB français, 700 000 emplois nets créés depuis 15 ans et a représenté 25% de la croissance française entre 2009 et 2010. Derrière ces chiffres, ce sont essentiellement les PME qui sont responsables de la valeur créée, c’est-à-dire nous !

Porter ce message auprès des élus locaux

C’est pour porter ce message de l’importance de la contribution d’Internet à l’économie française que Renaissance Numérique a eu l’idée d’organiser un grand rendez-vous, le 2 décembre prochain, entre les PME et leur député : au total, le Social Nextwork regroupera 577 référents numériques dans les 577 circonscriptions administratives françaises et chaque dirigeant(e) de PME rencontrera le député de sa circonscription pour le sensibiliser à l’apport économique d’Internet et aux enjeux du numérique.

Espaldea, particulièrement présent sur Internet, a été choisi pour participer à ce projet. Je vais donc rencontrer la député du Gers Gisèle Biémouret le 2 décembre prochain.

Amis du Web, si vous avez des messages à transmettre, n’hésitez pas à me contacter.

Le jute, une fibre naturelle

Qu’est-ce que le jute ?

Le jute

Le jute

Le jute est une fibre naturelle 100% bio-dégradable. Il vient en deuxième position, après le coton, en termes de volume de production et d’utilisations. Le jute est totalement durable, il est estimé qu’il y a assez de jute sur la Terre pour donner à chacun dans le monde deux espadrilles par an !

Le jute est très polyvalent: les fibres sont utilisées pour fabriquer des espadrilles, des sacs, des tissus, l’extérieur comme bois de chauffage et les feuilles pour l’alimentation. On l’extrait de la tige (écorce) de plusieurs espèces de plantes communément connues sous le nom de jute : corchorus, hibiscus et urena en particulier. La plante mesure 3 à 4 mètres de haut et met 4 à 6 mois à pousser. C’est une fibre libérienne. La culture varie beaucoup en fonction du climat et du terrain qu’en fonction des espèces.

Après la récolte, le jute passe entre les mains de multiples intermédiaires. Il est classé suivant la couleur, la longueur, la finesse. C’est sous forme de balles pressées qu’il est expédié vers les ports européens.

La culture du jute

Le corchorus ou jute du Bengale est le plus utilisé. Il pousse presque exclusivement dans le delta du Gange et du Brahmapoutre, zone actuellement partagée entre l’Inde (Bengale, Assam) et le Bangladesh (province orientale du Pakistan qui s’est proclamée république indépendante le 26 mars 1971).

Il a besoin d’un climat chaud et humide, d’un sol alluvionnaire et d’une main-d’œuvre abondante. Cultivé sur de minuscules parcelles par près d’un millions de paysans, c’est une richesse essentielle de cette contrée.

Semé avant la mousson d’hiver, le jute atteint en quelques mois une hauteur de 3 à 4 mètres. On le récolte suivant les régions de Juin à Septembre.

Aussitôt après la moisson, les tiges coupées au ras du sol sont mises en bottes. Elles sont immergées dans les rivières ou les mares durant 3 ou 4 semaines : c’est le roulage qui permet de séparer la fibre des autres tissus de la plante. Les fibres ainsi obtenues sont soigneusement rincées, séchées en plein air et triées. Elles sont mises en balles très fortement pressées.

La transformation du jute en fil

Bobine de fil de jute

Bobine de fil de jute

C’est donc sous forme de balles pressées que le jute arrive dans les entreprises de filatures, et qu’il est entreposé avant d’être mis sur les machines. Les filatures se trouvent principalement en Thaïlande, au Bangladesh, en Inde et en Espagne. Des filatures ont existé en France mais ont disparu progressivement : au Pays Basque la filature Béguerie a fermé en 1975 et celle de la Somme et du Nord dans les années 80. Aujourd’hui plus rien n’est filé en Europe mise à part en Espagne.

Dans la filature, le jute subit différentes opérations pour être transformé en fil :

  1. Ouverture du jute : les plaques fortement pressées sont dures, l’ouverture à la machine ou en frappant les torches au sol redonne à la fibre une partie de sa souplesse initiale.
  2. Etalage – Ensimage : les torches de jute départagées en poignées de poids à peu près constant sont étalées sur un tablier roulant qui alimente l’ « étaleuse ». Cette machine, par un peinage grossier, produit le premier ruban continu de fibres. Le travail des peignes est complété par la projection sur ce ruban d’une émulsion d’huile dans l’eau, appelé ensimage. L’ensimage a pour but d’humidifier les fibres et de permettre un meilleur glissement des fibres les unes sur les autres.
  3. Cardage : le ruban obtenu à l’étaleuse repose entre 24 et 48 heures afin de laisser le jute s’échauffer sous l’action de l’ensimage. La juxtaposition de plusieurs rouleaux sert à l’alimentation de la « carde », la première brisant les fibres afin d’obtenir des fibres de longueur régulière, la deuxième affinant le travail de la première en donnant un ruban homogène.
  4. Etirage : ce ruban a besoin d’être encore travaillé avant d’arriver au métier à filer. Le rôle des passages sur les bancs d’étirage est de parfaire la parallélisation des fibres et la régularité du ruban par une série de doublages et d’étirages.
  5. Filage : les métiers à filer effectuent directement cette opération à partir d’un ruban plissé contenu dans des pots. Le changement de bobine est automatique. La torsion donnée sur le métier à filer conjuguée avec la grosseur du petit ruban donnera un fil que l’on référencera suivant la qualité du jute et le nombre de mètres au kilo : c’est le numéro métrique. Exemple : Nm 0.8 = 800 mètres / kilogrammes ; Nm 1 = 1000 mètres / kilogrammes ; Nm 0.5 = 500 mètres / kilogrammes. On pratique également un essai de traction qui permet de déterminer la charge de rupture du fil.
  6. Finition : le fil obtenu sur bobines est mis sous forme de rolls de 5 kg environ.